Nouveau RJUE : les nouvelles règles d’urbanisme entreront en vigueur le 1er octobre 2026

Nouvelles directives RJUE : qu’est-ce qui change en matière de permis de construire ?
Les autorisations d’urbanisme entrent dans une nouvelle phase au Portugal. Le décret-loi n° 108/2026 du 29 mai révise le régime juridique de l’urbanisation et de la construction (RJUE), dans le prolongement de la réforme engagée par le « Simplex Urbanístico » de 2024, tout en cherchant à résoudre certaines difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre.
Les principales modifications entreront en vigueur le **1er octobre 2026**. Cette date résulte du report approuvé par le décret-loi n° 155-B/2026 du 31 juillet, afin de permettre aux communes, à leurs systèmes informatiques et aux différents intervenants de s’adapter.
Pourquoi le RJUE a-t-il été de nouveau révisé ?
Le décret-loi n° 10/2024 avait instauré une vaste simplification des autorisations dans les domaines de l’urbanisme, de l’aménagement du territoire et de l’industrie. Dans la pratique, ces mesures ont toutefois révélé des difficultés de coordination entre organismes, des interprétations divergentes et des problèmes de cohérence du régime.
Le nouveau texte poursuit cinq objectifs principaux :
- assouplir les procédures ;
- accélérer les délais ;
- clarifier les notions ;
- renforcer la sécurité juridique des titres d’urbanisme ;
- encadrer les phases d’instruction, d’examen initial et d’audition préalable des intéressés.
Il ne s’agit donc pas uniquement de réduire les formalités. La révision vise également à offrir davantage de prévisibilité aux investissements tout en protégeant les intérêts publics et privés concernés.
Autorisation, communication préalable et communication préalable avec délai
Le nouveau cadre réorganise les mécanismes applicables aux opérations d’urbanisme. Selon la nature du projet et les conditions prévues par le RJUE, ceux-ci comprennent l’autorisation, la communication préalable et la communication préalable avec délai.
La communication préalable revêt une importance particulière dans les zones où les paramètres urbanistiques applicables sont suffisamment définis. Le demandeur assume alors la responsabilité de fournir l’ensemble des pièces exigées et de respecter intégralement les règles légales et réglementaires, sans devoir attendre une décision administrative préalable pour commencer l’opération.
Cette simplification ne supprime ni la responsabilité des intervenants ni les pouvoirs de contrôle des communes. Elle renforce au contraire l’importance d’une qualification correcte de l’opération, de la conformité du projet et des déclarations de responsabilité des techniciens.
Des demandes et des documents plus uniformes
L’arrêté n° 320/2026/1 du 31 juillet complète le nouveau RJUE en établissant des modèles uniformisés obligatoires. L’objectif est de réduire les différences entre communes et d’harmoniser les procédures sur l’ensemble du territoire portugais.
Les instruments approuvés comprennent notamment :
- un formulaire commun pour les demandes d’autorisation, les communications préalables et les demandes d’information préalable ;
- un modèle d’information concernant le début des travaux ;
- des formulaires relatifs à l’utilisation ou au changement d’usage des bâtiments ou fractions ;
- de nouveaux avis de publicité des opérations d’urbanisme ;
- une liste consolidée des pièces nécessaires à l’instruction ;
- des déclarations de responsabilité actualisées pour les techniciens concernés.
Les communes ne pourront demander des éléments supplémentaires que lorsque la loi le prévoit expressément ou lorsqu’ils sont strictement indispensables à la vérification des règles d’aménagement applicables. Toute demande devra être dûment motivée.
Une responsabilité accrue pour les promoteurs et les équipes techniques
L’uniformisation peut faciliter les échanges avec les communes, mais elle exige également une préparation plus rigoureuse des dossiers. Les documents devront identifier correctement l’opération, son contexte territorial, les paramètres urbanistiques applicables ainsi que les éventuelles servitudes ou restrictions d’utilité publique.
Les auteurs et coordinateurs des projets joueront un rôle renforcé dans la démonstration de la conformité et la coordination des différentes spécialités. Une communication préalable incomplète ou une qualification incorrecte peut entraîner retards, coûts supplémentaires, contrôles et mesures de rétablissement de la légalité urbanistique.
Que doivent faire les propriétaires, investisseurs et promoteurs ?
Avant de lancer un projet, il est recommandé de :
1. confirmer la procédure applicable à l’opération envisagée ;
2. vérifier les plans, contraintes, servitudes et restrictions en vigueur ;
3. revoir les documents et projets au regard des nouveaux modèles obligatoires ;
4. assurer la coordination entre architecture, spécialités techniques et suivi des travaux ;
5. évaluer l’incidence du régime transitoire sur les dossiers déjà engagés ;
6. suivre les éventuelles orientations de la commune compétente.
Les procédures en cours devront être analysées au cas par cas, leur traitement dépendant de leur date, de leur stade d’avancement et de leurs caractéristiques concrètes. Une évolution qui exige une préparation anticipée
Le nouveau RJUE entend instaurer des procédures plus simples, plus uniformes et juridiquement plus sûres. La réalisation de ces objectifs dépendra toutefois de l’adaptation des plateformes communales, de l’harmonisation des pratiques administratives et de la qualité des éléments fournis par les particuliers et les techniciens.
À l’approche du 1er octobre 2026, il convient de revoir les projets, les procédures internes et la documentation. Une préparation anticipée peut réduire les incertitudes, éviter les retards et faciliter la transition vers le nouveau système.
*Cet article est fourni à titre purement informatif et ne remplace ni l’analyse de la législation applicable ni un conseil adapté au cas concret.