La cession de contrat peut anticiper le paiement de l'IMT
Qu'est-ce que la cession de contrat dans un CPCV?
La cession de contrat est un mécanisme juridique qui permet au promettant acquéreur de transférer sa position dans un contrat préliminaire de vente (CPCV) à une autre personne. Cette situation est fréquente lors de l'achat de biens immobiliers sur plan ou encore en construction, notamment lorsque leur valeur augmente avant la signature de l'acte.
Même si la propriété n'a pas encore été transférée, la législation fiscale peut considérer qu'un transfert économique a déjà eu lieu. Dans ce cas, l'IMT peut devenir exigible avant la signature de l'acte authentique.
Quand l'IMT peut-il être payé avant l'acte?
Le Code de l'IMT prévoit plusieurs situations dans lesquelles la taxe est due avant l'acquisition définitive du bien. L'une d'elles survient lorsque le CPCV comporte une clause autorisant le promettant acquéreur à céder librement sa position contractuelle. La seule présence de cette clause peut entraîner l'imposition, même si la cession n'est jamais réalisée.
Si la position contractuelle est effectivement transférée à un tiers, un nouveau fait générateur d'impôt apparaît. Dans ce cas, le cessionnaire devient redevable de l'IMT sur la valeur de l'opération avant la signature du contrat de cession.
Que se passe-t-il en l'absence de clause de cession?
Lorsque le CPCV ne prévoit pas de clause de libre cession, mais que l'acquéreur transfère malgré tout sa position avec l'accord du vendeur, le traitement fiscal est différent.
La cession ne génère pas immédiatement d'impôt, mais l'IMT peut devenir exigible au moment de la signature de l'acte authentique. Dans certaines situations, deux liquidations distinctes peuvent intervenir : l'une concernant le promettant acquéreur initial et l'autre le nouvel acquéreur. L'objectif est de taxer chaque étape économique de l'opération tout en évitant une double imposition sur les mêmes montants.
Existe-t-il des exonérations?
Toutes les cessions de contrat ne donnent pas lieu à une imposition du cédant. La loi prévoit des exceptions lorsqu'aucun avantage économique n'est retiré de la cession ou lorsque le bien est acquis par une société en cours de constitution prévue dès l'origine.
L'imposition peut également être écartée lorsque l'acquéreur final est déjà identifié dans le CPCV ou dans les contrats conclus pour une personne à désigner, à condition que les délais légaux de communication à l'administration fiscale soient respectés.
Avant de signer un CPCV, il est essentiel d'évaluer les conséquences fiscales des clauses contractuelles. Une simple clause de libre cession peut anticiper le paiement de l'IMT, d'où l'importance d'analyser la structure de l'opération afin d'éviter des coûts imprévus.
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